Le Conseil municipal s’est réuni le Lundi 28 septembre 2009, sous la présidence de Mme Berr, Maire de Cressanges. Etait représenté Thierry POTEAUX par Jean-Charles RIBIER. Michel MELLOUX est
désigné secrétaire de séance. Le compte-rendu précédent est adopté à l’unanimité.
-
Transfert de la compétence de fonctionnement assainissement du SIVOM.
Madame le Maire présente l’analyse qu’elle a faite de la situation relative au fonctionnement de l’assainissement par le SIVOM de Souvigny.
Elle rappelle que la commune a donné cette compétence au SIVOM en 1996, pour le suivi du réseau et des deux lagunes. Elle constate que depuis 2005 la redevance a été augmentée de 51%, pour
s’établir à environ 12000€ par an pour le SIVOM. En 2008, des problèmes sont apparus sur la pompe du Champ des Oies, ainsi que sur la lagune des Fontibiers.
Madame le Maire a procédé à une étude des coûts des différentes interventions nécessaires pour le fonctionnement du réseau et pour un suivi par la commune en lieu et place du SIVOM.
-
-
Un réseau et des lagunes nécessitent une analyse annuelle (300€).
-
Les rejets doivent être contrôlés sur 3 critères chaque semaine (100€ pour l’année). L’entretien des abords, à raison d’une heure par semaine, revient à 790€.
-
Un hydraucurage sur les avaloirs, les déversoirs d’orages et les points sensibles, ainsi que la vidange des deux bassins en amont sont évalués à 2000€ par an.
-
Les pompes de relevage et de refoulement doivent être contrôlées tous les ans (400€).
-
Enfin, l’avis d’une tierce-personne pour un bilan annuel doit être sollicité, auprès du BDQE (1100€/an).
Au total, le coût de fonctionnement de l’assainissement est estimé à 4690€/an
À cela, il convient d’ajouter la vidange des lagunes qui doit avoir lieu tous les 10 ans (35000€ sur 10 ans soit 3500€/an).
Aussi, pour Mme le Maire, le coût total de fonctionnement s’élèverait à 8190 euros. La commune pourrait donc économiser près de 4000 euros par an en retirant la compétence au SIVOM.
De plus, elle fait part au Conseil des problèmes d’entretien qu’elle a constatés concernant les lagunes. Les abords ne sont pas entretenus et des lentilles sont apparues sur une des deux lagunes,
limitant l’efficacité de cette dernière.
Elle affirme que de multiples courriers ont été adressés au SIVOM depuis plus d’un an, sans réponse satisfaisante à ce jour. Bref, le coût est trop élevé par rapport au service rendu. De plus,
des travaux supplémentaires vont être à prévoir (bassin complémentaire). Des investissements sont donc à faire. Il faut penser à trouver leur financement.
Mme le Maire propose donc de retirer la compétence assainissement au SIVOM et de tout mettre en place au niveau communal pour assurer le fonctionnement du réseau et des lagunes.
Pour cela, elle prévoit de passer des conventions avec le BDQE (conseils techniques et formations des agents) et divers organismes ou prestataires pour les gros travaux. Enfin, elle précise que
le réseau devra être rendu à la commune dans un état acceptable, ce qui n’est pas le cas selon elle actuellement.
L’opposition s’étonne de la situation présentée. Pourquoi a-t-il fallu attendre 13 ans pour dénoncer ces travers ?
Si Marie-Françoise LACARIN considère qu’il est nécessaire d’avoir des discussions sur le bon déroulement de la délégation, elle rappelle néanmoins la raison d’être du SIVOM en évoquant sa
création et dénonce le fait de vouloir retirer une compétence confiée à un organisme public. Le SIVOM permet la mutualisation de moyens et c’est à ce titre que l’eau potable a été desservie dans
tous les foyers et sans frais aux habitants.
A-t-on fait part au SIVOM des « dysfonctionnements » constatés ?
Maryline SERGERE et Jean-Charles RIBIER estiment que les représentants de la commune qui siègent au SIVOM auraient pu faire entendre leurs doléances, dans la mesure où se sont bien des élus qui
dirigent le SIVOM.
Lors des assemblées générales du SIVOM l’ensemble des élus représentants les communes votent à la quasi unanimité les propositions et rapports du syndicat.
Chacun s’interroge en cas de panne… Qui interviendra ??
Mme le Maire indique qu’un système de garde sera mis en place sans préciser clairement si les astreintes incomberont aux employés communaux ou aux conseillers municipaux.
A la question de l’augmentation de 51 % de la redevance depuis 2005, argument opposé par Mme le Maire pour justifier le retrait de la compétence « assainissement », Marie-Françoise
LACARIN fait remarquer que cette augmentation est due à une décision du Conseil Général de décembre 2005 de moduler son aide financière de 20 % à 30% selon si la redevance est inférieure ou
supérieure à 0.70 euros/m3.
C’est d’ailleurs parce que, en 2005, le taux de la redevance, fixé par la commune, était inférieur à ce montant que celle-ci n’a pas bénéficié du taux maximum des aides lors de la réalisation des
travaux d’assainissement rue des Pierredons.
Marie-Françoise LACARIN fait remarquer que selon que l’on fait référence à la fourchette haute ou basse des chiffres annoncés, « l’économie » attendue est plus ou moins importante.
Qu’en sera-t-il dans quelques années des coûts annoncés, pour des travaux confiés à des entreprises privées ? Elle interroge sur les conditions de retraits de cette compétence. Mme le Maire
répond que les services préfectoraux sont en cours d’études.
Jean-Charles RIBIER demande quelles seront les répercussions sur l’effectif professionnel du SIVOM. Mme le Maire prétend que le Président du SIVOM ne semble pas préoccupé par le sujet.
Le retrait est soumis au vote : 10 pour, 4 contre et 1 abstention.
-
Assainissement route de Souvigny.
La maîtrise d’œuvre de l’assainissement est désormais confiée à SAFEGE, un cabinet de Chamalières, avec un intéressement de 5%. Ce changement est dû au dépôt de bilan de SESAER. 25 maisons sont à
raccorder pour une estimation de 340000€ (169000€ pour les eaux usées et 141000 pour les eaux pluviales). Des aides de 45 à 50% peuvent être sollicitées concernant les travaux sur les eaux usées.
Marie-Françoise LACARIN demande une situation précise des investissements de la commune afin d’avoir une meilleure lisibilité, au vu du nombre important d’investissements en cours. Mme le Maire
répond que le budget assainissement n’a rien à voir avec le budget général et qu’on ne peut donc pas relier les différents investissements entre eux. Marie-Françoise LACARIN rétorque alors que
les recettes viennent pour les deux budgets du même contribuable cressangeois. Jean-Charles RIBIER voudrait avoir une idée plus précise du taux d’endettement de la commune suite aux divers
emprunts sollicités. Benoît RABY s’inquiète de la capacité à investir de la commune pour les années à venir.
Le Conseil adopte la proposition de Mme le Maire par 10 voix pour et 5 abstentions.
-
Raccordement réseau Grande Rue et Rue des Dames.
Six usagers ont demandé à la commune de faire l’avance lors de la pose de tabourets suite à l’aménagement des deux rues. Mme le Maire va donc contacter ces personnes pour solder l’opération.
Adoption à l’unanimité.
-
Subvention pour travaux aux écoles.
Des travaux électriques afférents à la mise en place de l’Ecole numérique rurale doivent être prochainement opérés. Gimrélec est retenue pour 1314,35€. De même, la toiture de la Garderie souffre
de problèmes d’étanchéité. L’entreprise Cirieix de St Rémy en Rollat est retenue pour 1214,40€. Enfin, un receveur de douche doit être installé dans les locaux de la nouvelle maternelle par Guy
Cluzel pour un montant de 939€. Ces travaux sont validés à l’unanimité.
-
Boulangerie – Lot 10 serrurerie.
L’entreprise Henrion est retenue pour un montant de 4433,44€.
-
Modification du tableau des emplois.
L’ouverture d’une troisième classe nécessite une réorganisation du personnel concernant l’entretien des locaux. Un poste d’adjoint technique permanent non-titulaire est créé pour 6h30.
-
Décision budgétaire modificative.
410€ sont pris sur le programme 234 (achat de terrain) pour être mis sur le programme 257 (achat de matériel).
-
Divers.
Par courrier adressé à Mme le Maire et Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux, Marie-Françoise LACARIN a demandé d’aborder en séance la demande formulée par les parents d’élèves
relative à la création d’un poste d’ATSEM sur la commune, afin de limiter les trajets d’un trop grand nombre d’enfants. Au nom de l’opposition, elle s’étonne que jamais ce débat n’ait été abordé
en séance et que la question des écoles ne fasse jamais l’objet d’un point à l’ordre du jour en tant que tel, sur les aspects liés à son fonctionnement.
Mme le Maire affirme ne jamais avoir été saisie d’une telle demande, ce qui surprend Marie-Françoise LACARIN et Benoît RABY. Ces derniers, en tant que respectivement DDEN et représentant de
parents d’élèves, se déclarent surpris par cette réponse. Mme le Maire assure qu’elle a obtenu le soutien de M. NEURY, Inspecteur de l’Education nationale. Marie-Françoise LACARIN et Benoît RABY
en disent l’avoir eu tout autant.
Maryline SERGERE réclame davantage de sérénité afin de réfléchir au bien-être des enfants. Des échanges vifs sont alors tenus.
Marie-Françoise LACARIN réaffirme l’engagement de l’opposition pour la défense des écoles, en insistant sur leur rôle moteur au sein des communes, surtout en milieu rural. Mme la Maire lui
rétorque qu’il y a plus important pour le dynamisme économique du village. Pour le groupe minoritaire, les écoles devraient être la priorité de la municipalité.
Après avoir rappelé l’exclusion de l’opposition des affaires scolaires, Jean-Charles RIBIER réclame que, pour décrisper les tensions, un rapide compte-rendu consécutif aux conseils d’école soit
établi par Mme le Maire ou Mme l’Adjointe aux affaires scolaires systématiquement lors du Conseil municipal suivant. Aucune réponse ne lui est apportée.
Quant à la nouvelle organisation et à l’inversion des deux écoles gérée dans l’urgence …« L’école il n’y a pas de problème » ! …. « De mon temps, les enfants faisaient le
trajet à pied »…. « On les élève dans du coton ».
Les parents apprécieront !
Pascal BLANCHET, premier Adjoint, fait part au Conseil que Mme Monique FERRARY souhaite voir le challenge Primo FERRARY trouver sa place à la mairie
Derniers Commentaires