Billets d'humeur

Vendredi 30 octobre 2009

Tract du Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal

“J’écris au Président”
Campagne pour un référendum sur le service public postal

Une mobilisation historique

Après avoir arrêté le décompte à plus de 2,3 millions de votants, le comité national a écrit au président de la République pour lui présenter les résultats et lui demander de prendre la mesure d’une mobilisation historique, révélatrice de l’opposition que provoque le projet de changement de statut de La Poste.

Le mépris pour toute réponse

Nous n’avons pas de réponse du président et le gouvernement a pour sa part engagé la procédure accélérée sur le projet de loi au sénat. Ce qui constitue une marque de mépris vis-à-vis d’un exercice de citoyenneté qui a su trouver sa légitimité et sa crédibilité.

Poursuivons la mobilisation

Le comité national appelle donc à poursuivre la mobilisation sur cette question essentielle du service public postal et à amplifier la dynamique créée par la votation du 3 octobre. La mobilisation contre la privatisation de La Poste continue avec l’interpellation des sénateurs chargés d’examiner le projet de loi du 2 au 6 novembre 2009.

L’intérêt général d’abord !

La direction de La Poste doit stopper le démantèlement du service public postal qu’elle opère avec ses multiples réorganisations. Nous demandons des garanties quant au maintien de “vrais” bureaux de poste là où la population en a besoin, que les missions de service public de La Poste soient intégralement assurées. L’absence de ces garanties dans la loi démontre bien que la privatisation de La Poste se fera au détriment du service public.

Le Président doit entendre la population

L’énorme succès du 3 octobre démontre la volonté de la population de s’exprimer sur l’avenir de La Poste.
Nous vous appelons donc à participer largement à la campagne “j’écris au Président” qui, par la voie postale, interpelle le Président Sarkozy pour qu’il organise un débat public et la tenue d’un référendum sur le service public postal. Une carte postale portant cette demande est diffusée dans tout le pays, il vous suffira de la compléter, elle sera ensuite expédiée au Président de la République.

Nous pouvons gagner cette bataille. Nous étions plus de 2,3 millions à participer à la votation citoyenne. Partout en France, devant les bureaux de poste, les mairies, dans les entreprises, sur les marchés, les lieux publics soyons encore plus nombreux à écrire au Président pour qu’il organise le débat public et le référendum sur le service public postal.

Campagne organisée à l’initiative du Comité national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal
http://www.appelpourlaposte.fr/

Par seb03240
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Mardi 27 octobre 2009

Cressanges le 25 septembre 2009

 

 

 

 

 

Madame le Maire

Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux

 

 

Lors de notre précédente réunion de Conseil Municipal, vous nous avez répondu, que la rentrée scolaire s’était déroulée dans de très bonnes conditions à la satisfaction des enseignants, des enfants et des parents.

 

Or nous sommes surpris qu’à aucun moment, n’ait été évoqué les différents questionnements des parents sur l’organisation de la rentrée, la répartition des différents niveaux, leur conséquence sur le trajet des enfants, ni la demande des parents d’étudier la possibilité de mise à disposition d’un poste supplémentaire d’ATSEM à Cressanges.

 

Dans la Gazette Cressangeoise du 5 juin, vous écrivez sur la vie des écoles:

«  Chaque partenaire public de l’éducation des enfants a ses propres responsabilités. Les compétences des uns et des autres sont exclusives et il est indispensable de les respecter pour le bon fonctionnement de la communauté éducative.

Les communes se sont ainsi regroupées en Syndicat Intercommunal pour sauvegarder leurs écoles en milieu rural. Ainsi les communes ou le syndicat participent au fonctionnement des écoles (bâtiments, manifestations, sorties, fournitures diverses, équipements informatiques…)…/…

Le corps enseignant a la lourde tâche de tout mettre en œuvre pour assurer l’éducation des enfants qui leurs sont confiés : la définition des programmes scolaires et la répartition des effectifs : ces responsabilités ne peuvent être partagées »

 

Le respect des compétences des uns et des autres ne dispense pas du débat.

 

Les parents sont en premier chef, responsables de l’éducation de leurs enfants.

Les conditions d’accueil des familles et de leurs enfants dans la commune, et particulièrement à l’école sont des sujets qui sont de la responsabilité des communes.

 

A ce titre nous considérons qu’un Conseil Municipal se doit de connaître l’ensemble des conditions d’organisation de la scolarité (les aspects matériels : locaux, équipements divers, cantine, mais aussi humains) y compris dans l’organisation du RPI et doit débattre des évolutions souhaitables.

 

Aussi nous vous demandons de bien vouloir inscrire la question des écoles à l’ordre du jour du Conseil Municipal du 28 septembre.

 

Veuillez agréer Madame le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux, nos sincères salutations.

 

 

Marie-Françoise LACARIN

Par M.F Lacarin
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Lundi 28 septembre 2009



Bonjour,

Ci-joint :

1) le communiqué de presse du Conseil Général de l'Allier

2) l'appel pour le vote citoyen concernant la consultation nationale sur la privatisation de La Poste.

Dans le secteur de Moulins points de vote ouverts :

Conseil Général de l'Allier
* toute la semaine (mardi 29/9 au vendredi 2/10) aux heures
d'ouverture 8h30-18h30

Mairie d'Yzeure
* toute la semaine (lundi 28/9 au vendredi 2/10) aux heures
d'ouverture 9h-12h / 14h-18h
* samedi 3/10 de 9h à 12 h

Mairie d'Avermes
* samedi 3/10 de 9h à 12 h

Mairie de Moulins : ne participe pas

... renseignez-vous auprès de votre mairie et/ou de votre bureau de poste si ils participent à cette votation et quelles sont les horaires de vote.

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COMMUNIQUE DE PRESSE
Moulins, 25 septembre 2009

PROJET DE CHANGEMENT DE STATUT DE LA POSTE :

LE CONSEIL GENERAL PARTICIPE A LA VOTATION CITOYENNE

Le Comité national contre la privatisation de La Poste, qui regroupe plusieurs dizaines d'associations, d'élus locaux et de partis de gauche, organise dans toute la France, à partir de dimanche prochain et jusqu'au 3 octobre, son propre référendum, pour ou contre la "privatisation" de l'entreprise publique. Pour cela, il a demandé le soutien des collectivités locales.

Soucieux de défendre le service public, les élus de la majorité du Conseil général de l'Allier s'associent à cette « votation citoyenne », proposée et organisée par le Collectif de défense des services publics de l'Allier, en installant, dans le hall de l'Hôtel du département, une urne dans laquelle les citoyens pourront glisser un bulletin de vote. Il s'agira de répondre « oui » ou « non », à la question suivante : « Etes-vous d'accord avec le projet du gouvernement de privatiser la Poste ? »

Ce vote aura lieu du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre, aux heures d'ouverture au public (8h30-18h30).

Les élus de l'exécutif départemental participeront également à la journée de mobilisation du samedi 3 octobre dans les trois grandes villes du département.

L'objectif de cette consultation est de faire s'exprimer le plus grand nombre de citoyens sur les évolutions importantes concernant les services postaux, qu'il s'agisse du changement de statut de la Poste (discuté au Parlement très prochainement) ou de la réorganisation des services, qui va toucher directement ou indirectement la plupart des communes et des départements (réduction et éloignement des services, concentration d'usagers sur quelques bureaux de poste...).

VOTATION CITOYENNE
Du lundi 28 au vendredi 2 octobre
De 8 h 30 à 18 h 30
Hall de l'Hôtel du Département
MOULINS


Contact presse :
Claire STRIFFLING-GAUTHIER
Téléphone : 04.70.34.40.31. portable : 06.83.19.13.06
E-mail : striffling.c@cg03.fr
Par seb03240
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Lundi 21 septembre 2009
Nous sommes à J-8 d'une atteinte grave à la laïcité et au service public d'éducation
La proposition de loi Carle, copie remaniée de l'article 89 sera soumise au vote de l'Assemblée le 28 septembre.

Il est urgent
==> d'appeler vos parlementaires à voter contre et à s'associer au recours qui doit être déposé au Conseil Constitutionnel dans les 8 jours qui suivent le vote.
==> d'appeler vos réseaux,  vos organisations politiques, associatives et syndicales à faire de même.

Vous trouverez à cette page http://ecoledeproximite.lautre.net/petition toute précision pour agir, reprendre le modèle d'envoi aux parlementaires, signer la pétition en ligne.

Comptant sur vous

Bien cordialement

Priscilla Hembert, présidente
Jean-François Chalot, vice-président, 06 03 05 55 91 / 01 60 59 14 01
Collectif pour la promotion et la défense de l'école publique de proximité - CDPEPP

http://ecoledeproximite.lautre.net/ 06 22 13 57 29 / ecoledeproximite@yahoo.fr



Madame, Monsieur le Parlementaire

 

            Le 25 janvier 1910, Jaurès, dans un célèbre discours devant les députés, opposait l'article 2 de la loi du 9 décembre 1905  à la demande du parti clérical d'instituer la "répartition proportionnelle scolaire", c'est à dire le financement de l'enseignement privé par les finances publiques selon le nombre d'élèves. Constants dans leur fidélité  à ce principe laïque, les élus socialistes se sont opposés aux lois Barangé, Debré, Pompidou, Guermeur qui ont installé cette répartition proportionnelle, que certains nomment aujourd'hui "parité public/privé"

            Le 28 septembre 2009, l'Assemblée Nationale va délibérer sur un projet de loi "Carle" qui constitue un pas nouveau dans la destruction du service public de l'enseignement (menaces pour l'existence des écoles des communes rurales; nouveau pas vers la privatisation de l'école laïque par le "chèque éducation").

            Dans la continuité de l'engagement de Jaurès et de ses successeurs, les députés socialistes doivent voter non au projet de loi CARLE et s'engager, ainsi que les sénateurs, à signer en cas probable d'adoption par la majorité actuelle de ce projet, un recours devant le conseil constitutionnel.

Toute autre démarche serait un renoncement aux principes qui ont toujours guidé au-delà de leurs différences tous les laïques de ce pays.

 

Veuillez agréer l'expression de nos sentiments cordiaux, républicains et laïques
Par seb03240
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Dimanche 8 février 2009

SARL « Conseils et suivis ACS 03 », au capital de 100 €, dont le siège social est 10, Route de Souvigny à Cressanges, vient de voir le jour.

Objet officiel : Etudes et Conseil auprès des collectivités.


Les gérantes de cette nouvelle société sont :


- Mme Isabelle Gardien, demeurant à Besson, ex-attachée parlementaire de Yves Simon (ex-député du groupe UMP à l'Assemblée Nationale), et toujours responsable départementale de l'UMP.

- Mme Berr Véronique, ex-directrice adjointe du Conseil Général de l'Allier jusqu'à la défaite électorale à l'élection cantonale du même Yves Simon en 2004, et sa candidate suppléante aux dernières élections sénatoriales.


Les services de cette nouvelle société ont d'ailleurs été proposés aux municipalités avec une belle lettre d'accompagnement signée « Yves Simon ». A la découverte des origines de cette véritable officine de l'UMP locale, pourrait-on croire que les études et conseils prodigués seraient d'une neutralité politique à toute épreuve même drapée dans la vertu de la bonne gestion et des seuls bons choix économiques .

Gageons que ces quelques informations permettront aux édiles locaux de déjouer ce camouflage et de décider de faire appel ou non à cette société en toute connaissance de cause.

Par André Lacarin
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Dimanche 8 février 2009

J'ai assisté à une réunion que Mme le Maire a organisée sur l'aménagement du bourg et où j'ai fait quelques commentaires et posé des questions.

Cette réunion n'était qu'une présentation du projet, tenu pour définitif par Mme le Maire.

Ce n'était en rien une réunion de concertation. Quelles que soient les capacités du bureau d'études et de Mme le Maire, elles ne peuvent garantir qu'il n'y ait aucune erreur d'appréciation sur la technique ou les coûts financiers. Les usagers, les riverains, les associations n'auraient-ils pas voix au chapitre ?

Ce que j'ai rappelé : on ressort l'étude d'aménagement du bourg à chaque période électorale. Ainsi en 2002 le CM a entériné en catastrophe un plan d'aménagement qui a été loin d'être réalisé au cours du mandat et qui par manque d'anticipation a été modifié de nombreuses fois pour les demandes de financement.

Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs : en clair bien définir les orientations et les projets pour la commune pour bien aménager le bourg.


Plusieurs questions entre autres se posent toujours pour Cressanges qui conditionnent l'aménagement du bourg : que va devenir la RCEA ? Prévoit-on à terme de regrouper les écoles et la cantine (question posée depuis au moins 15 ans).La commune prend-elle des initiatives et investit-elle pour favoriser l'implantation de nouveaux logements?

Le programme électoral de la majorité prévoyait un lotissement d'une dizaine de pavillons...peut-être entre la route de Souvigny et celle du Champ des Oies ?

L'étude faite par un cabinet d'architecte en début du mandat précédent, présentée au conseil municipal et aux riverains pour l'aménagement de la route de Souvigny (prévoyant entre autres un rond-point pour l'accès à un lotissement) est-elle définitivement rangée dans les tiroirs ?

Qu'envisage-t-on sur la zone d'activité ?


On comprend aisément qu'en fonction de ces choix, les aménagements ne seront pas les mêmes et les choix financiers non plus.

Aux questions que j'ai posé, une seule réponse : ce que je vous présente sont les seuls choix possibles et sont définitifs.

A propos d'habitat : aucun projet dans les 6 ans, peut-être dans 10,15, 20 ans ....

A propos des écoles une réponse : C'est bien comme cela, c'est assez pratique. Les gamins ne vont pas fondre entre l'école et la cantine.

A propos de la salle des fêtes où je précisais que c'était un investissement très important et pour longtemps et demandais qu'il y ait une concertation avec la population pour être certain qu'elle serait bien faite, une réponse : elle sera bien faite!


Affaires à suivre ...


J'appelle ceux qui lisent ce blog à demander des infos auprès de la Mairie et des élus.


Par André Lacarin
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Dimanche 18 janvier 2009

Suite aux récentes questions sur mon vote contre le projet de boulangerie tel qu'il est monté par la municipalité en place je vais tenter de vous expliquer au mieux ma position.


Tout d'abord malgré ce que prétendent certains esprits malveillants, je ne suis pas contre le fait d'avoir un boulanger Cressangeois qui s'installe au sein de notre village.


Je suis opposé au principe de l'atelier relais tel qu'il nous est proposé par la municipalité.

En voici les principes :

  • Un financement de la construction réparti de la façon suivante : 66% pour l'état, la région, le département (sous forme de subventions) et 34% pour la commune de Cressanges.

  • Une personne qui s'installe dans ces locaux, paye le matériel et s'acquitte d'un loyer, auprès de la mairie. Loyer équivalent au montant des remboursements que doit faire la mairie pour rembourser son emprunt et les intérêts, tout cela sur les 34% à sa charge.

  • Au bout de huit à dix ans, le boulanger achète les locaux en payant le solde de ce que la mairie a emprunté....


Mme le maire nous explique qu'il s'agit d'une opération blanche pour la mairie qui ne perd pas d'argent...Mais pour nous, les citoyens qui payons nos impôts ???


Le résultat de cette opération est tout à fait alléchant pour le boulanger (qui que ce soit, ce n'est pas une histoire de personne, cela doit être clair) :


Il va s'offrir un local commercial pour 33% de sa valeur. Dans 10 ans ce local lui appartiendra et il pourra le revendre à 100% de sa valeur, alors la mairie n'aura plus qu'à recommencer, repayer avec nos impôts ou pleurer sur son sort en se disant qu'il est trop tard pour revenir en arrière.


Alors on me dit, « mais il n'y a pas de raisons qu'il revende... »

Qui peut prédire de la vie d'une personne dans 10 ans ? Où en sera sa vie ? Sa famille ? Sa santé ?

Je ne veux pas jouer les oiseaux de mauvais augure et je souhaite que tout se passe bien pour cette personne tout au long de sa vie, mais que pouvons-nous prédire pour les 10 prochaines années ?



J'aurais préféré qu'un local financé par l'argent public reste dans le domaine public et ne soit pas bradé au tiers de sa valeur à un privé.

La mairie de Cressanges pouvait tout à fait rester propriétaire d'un local commercial et le louer comme elle le fait déjà pour d'autres personnes...Ce qui lui laisse l'avantage de rester maître de la destinée de cet établissement.

Juste avant le vote, un adjoint a dit : « c'est le système qui est comme cela, il n'est pas bon mais il est comme cela.... ».

Restons cohérent alors, si un système n'est pas bon, ne le mettons pas en place et ne votons pas pour !

Par Benoit Raby
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Mercredi 7 janvier 2009


Une parodie du clip de Grégoire en rapport  avec la crise actuelle.
Par seb03240
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Dimanche 21 décembre 2008

SOS Ecole publique de proximité, non aux fermetures d'écoles
Assez de cadeaux à l'enseignement privé
Ni article 89, ni copie remaniée!


 

On nous refait le coup du fichier Edvige. On nous ressert un faux nez d'article 89.
L'objectif étant de "pousser le bouchon" très loin, pour obtenir à minima le principe du financement du privé hors commune s'il n'y a pas la capacité d'accueil sur la commune.

 

==> Dans le contexte actuel de casse de l'école publique et de difficultés financières des collectivités locales, il nous paraît nécessaire de s'opposer à nouveau à cette réécriture de l'article 89 qui remet en question la libre administration des communes et favorise l'accroissement du financement du privé sur fonds publics.

On assiste à la tentative de privatisation des grandes missions éducatives de l’Etat. Sous prétexte de diminuer les dépenses publiques on coupe les crédits tout en octroyant des aides au secteur privé.

Les élus de la nation et tous ceux qui au-delà de leur choix politique propre se réclament des principes de séparation des églises et de l'Etat, inscrits dans la loi du 9 décembre 1905 se doivent de rester fidèles au serment de Vincennes :

Le Conseil National d’Action Laïque constitué en juin 1953 organise la résistance autour du principe : " à l’école publique, fonds publics, à l’école privée, fonds privés " Lorsqu’en 1959, la loi Debré institutionnalise le financement public des écoles privées dans le cadre de contrats simples ou d’associations, les laïques descendent dans la rue par centaines de milliers et se rassemblent sur la pelouse du bois de Vincennes le 19 juin 1960. 350 000 personnes représentant 10 813 697 citoyens pétitionnaires prononcent le serment de Vincennes :

Nous faisons le serment solennel de manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à cette loi contraire à l'évolution historique de la Nation; de lutter sans trêve et sans défaillance jusqu'à son abrogation; et d'obtenir que l'effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l'Ecole de la Nation, espoir de notre jeunesse.

 

==> Si l'article 89 est effectivement abrogé comme nous le demandions, une proposition de loi se substituant à cet article vient d'être adoptée par le Sénat:  http://www.senat.fr/dossierleg/ppl08-020.html. Elle doit être débattue à l'Assemblée début 2009.

 Ce texte a pour objet de "garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d'association et d'encadrer la participation des communes au financement des écoles privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence".

Comment des élus républicains peuvent-ils évoquer la parité public et privé? Ils oublient que l'enseignement privé ne procède pas du service public mais d'intérêts privés, confessionnels ou patronaux. Il s'agit bien là de  faire bénéficier les écoles privées de financements nouveaux, alors même que les écoles publiques sont confrontées à une austérité budgétaire inédite.

 

"La contribution de la commune de résidence revêt le caractère d'une dépense obligatoire lorsqu'elle ne dispose pas des capacités d'accueil nécessaires à la scolarisation d'un élève dans une école publique".
Le texte du 12 novembre fait l'impasse sur les regroupements pédagogiques intercommunaux qui concernent un grand nombre de communes en France.

Une commune qui n'a plus d'école publique sur son territoire propre, mais dont les élèves sont accueillis dans une autre commune du RPI devra donc financer l'école privée hors commune choisie par les parents.
Un amendement a certes été voté le 10 décembre au Sénat, qui tend à préciser cette inégalité et cette mise en concurrence déloyale avec le public mais il devra être confirmé par l’Assemblée (dès janvier 2009, d'où l'urgence de saisir vos parlementaires).

D’autre part, la dépense deviendrait obligatoire pour les communes  si les familles peuvent justifier de  contraintes liées aux obligations professionnelles des parents, au regroupement de fratrie ou à une raison médicale.
Or ces conditions dérogatoires soumises à l’accord du Maire pour le public, ne vaudraient pas pour le privé sous prétexte de caractère propre et de liberté d’enseignement.
La transparence et le respect de choix des élus imposent que les demandes de dérogation soient soumises à l'avis du maire dans les mêmes conditions pour le public et le privé.

 

Pour autant que nous sachions, notre Constitution n’institue pas l’obligation de financer le privé sous prétexte de liberté d’enseignement mais impose d’une part de ne pas financer le culte, d’autre part que chaque commune dispose d’une école publique.

 

Or à force de regroupements, fermetures et concentration scolaire dans le public, et non dans le privé, nombre de communes ne disposent plus d’écoles publiques (outre celles qui n’en bénéficiaient déjà pas pour des raisons historiques).


==> Quid des chances de réouverture d'une école publique dans les communes qui n'en ont pas?

Certains secteurs ruraux se transforment en désert laïque et le maintien coûte que coûte d'écoles privées conduit à la fois à une disparition de toute école et à la fois à séparer les enfants dès l'enfance.

Nombre d’écoles privées bénéficiaient déjà de financements indus, malgré la loi. Le financement du privé sur fonds publics s’est déjà considérablement accru, le pourcentage dépassant largement celui des effectifs accueillis, notre pays étant par ailleurs le pays européen qui a le triste privilège de financer le plus le privé.

 

Ne laissons pas filer les droits chèrement acquis par nos aïeux.

N’hypothéquons pas l’avenir de nos enfants.

 

 

Priscilla Hembert, Présidente

Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité - CDPEPP
http://ecoledeproximite.lautre.net / 06 22 13 57 29 /ecoledeproximite@yahoo.fr

Par seb03240
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Samedi 6 décembre 2008

Si l'article 89 est effectivement abrogé comme nous le demandions, une proposition de loi se substituant à cet article va être débattue le 10 décembre au Sénat  (http://www.senat.fr/dossierleg/ppl08-020.html).

 Ce texte a pour objet de "garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d'association et d'encadrer la participation des communes au financement des écoles privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence".

 Il s'agit là de  faire bénéficier les écoles privées de financements nouveaux, alors même que les écoles publiques sont confrontées à une austérité budgétaire inédite."La contribution de la commune de résidence revêt le caractère d'une dépense obligatoire lorsqu'elle ne dispose pas des capacités d'accueil nécessaires à la scolarisation d'un élève dans une école publique".


Ce texte fait l'impasse sur les regroupements pédagogiques intercommunaux qui concernent un grand nombre de communes en France.


Une commune qui n'a plus d'école publique sur son territoire propre, mais dont les élèves sont accueillis dans une autre commune du RPI devra donc financer l'école privée hors commune choisie par les parents.


La dépense deviendrait ainsi obligatoire pour les communes  si les familles peuvent justifier de  contraintes liées aux obligations professionnelles des parents, au regroupement de fratrie ou à une raison médicale.

Les législateurs semblent ignorer que dans le public, une dérogation est exigée et soumise à l'approbation du maire pour inscrire un élève dans une école publique autre que celle de sa commune de résidence.


La notion de "parité" ( !?) exigerait que les demandes de dérogation soient soumises à l'avis du maire dans les mêmes conditions pour le public et le privé.

 

Dans le contexte actuel de casse de l'école publique et de difficultés financières des collectivités locales, il nous paraît nécessaire de s'opposer à nouveau à cette réécriture de l'article 89 qui remet en question la libre administration des communes et favorise l'accroissement du financement du privé sur fonds publics.




Priscilla Hembert, Présidente



Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité - CDPEPP
http://ecoledeproximite.lautre.net / 06 22 13 57 29 /ecoledeproximite@yahoo.fr

Par seb03240
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